Apparemment, les lois qui interdisent la pose d’affiches sur les poteaux des feux rouges et panneaux de signalisation ne s’appliquent plus dans notre quartier. Comme l’exemple vient d’en-haut, il n’y plus de raison de se gêner.

Nous avons à plusieurs reprises vilipendé le supermarché Match qui débordait sur le trottoir avec ses publicités, en rappelant qu’il commettait des infractions sévèrement réprimées par le Code de la route (jusqu’à 1 500 € d’amende). Mais voici que dernièrement, les carrefours de la Robertsau, de Schiltigheim et d’ailleurs étaient envahis d’affiches d’un garagiste annonçant ses portes ouvertes. Elles sont restées en place pendant environ une semaine sans problème.

Imaginez que tous les garagistes du coin fassent pareil…

Au carrefour de la Papeterie, sitôt retirées, elles ont été remplacées par la signalétique d’un de nos prestigieux promoteurs immobiliers. Comme il connaît bien la réglementation et vante la beauté du paysage robertsauvien à ses clients, on doit en conclure que tout cela est très légal et esthétique. Si tous les garagistes et bétonneurs s’y mettent, notre quartier va être plus coloré qu’une ZAC de périphérie.

L’immobilier « grand standing », c’est plus important que le Code de la route.

Mais pourquoi des entreprises privées renonceraient-elles à la publicité gratuite dans l’espace public, puisque nos plus respectables associations écologistes donnent l’exemple ? En plus, leur publicité est parée des logos des collectivités, Ville et Eurométropole en tête : pas le genre à enfreindre leur propre réglementation sur l’affichage et le Code la route !

Sur le même poteau signalétique à l’entrée de la Robertsau. Bah, si c’est pour de bonnes causes !

Le vélo, le CADR, Vélo Station, c’est bien mais si on ne peut pas s’empêcher de poser des affiches « interdites », on pourrait au moins les retirer au bout d’un mois.

L’article R418-3 du Code la route, qui réprime sévèrement toutes les publicités que nous avons photographiées (sauf à Strasbourg, semble-t-il).
Un de nos articles sur le cas « Match » (mais sans doute avions-nous tort, puisqu’on peut faire ce qu’on veut).