ADIR : la réunion publique sur la démocratie locale en vidéo

ADIR : la réunion publique sur la démocratie locale en vidéo

Alors que va s’ouvrir dans quelques jours le barnum du Forum mondial de la démocratie sponsorisé à grand frais par la Ville et l’Eurométropole, l’ADIR vient de publier sur son site les vidéos de sa réunion publique sur le sujet. Nos édiles feraient bien de les visionner… ça leur donnerait des idées ! (et gratuites)…

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Alors que va s’ouvrir dans quelques jours le barnum du Forum mondial de la démocratie sponsorisé à grand frais par la Ville et l’Eurométropole, l’ADIR vient de publier sur son site les vidéos de sa réunion publique sur le sujet. Nos édiles feraient bien de les visionner… ça leur donnerait des idées ! (et gratuites)

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Qui a dit que les associations étaient toujours en train de râler ? L’ADIR, même si elle doit s’opposer à certains projets – et elle est pleinement dans son rôle quand elle combat le PPRT ou la géothermie profonde – sait aussi être force de proposition.

À force d’être dans le débat public, elle a acquis une certaine expérience de la démocratie locale pratiquée par nos élus. Entre les discours (qui sont souvent plus de la communication) et la réalité, l’association de quartier a appris à faire la part des choses et à ne plus se laisser bercer par les belles paroles.

Mais pour aller de l’avant, l’ADIR invitait les Robertsauviens à une réunion publique sur le thème : Démocratie avez-vous été entendu ? avec le professeur Maurice Blanc de l’Université de Strasbourg dont vous pouvez voir (et entendre) l’intervention sur le site de l’ADIR ou ci-dessous.

On a beaucoup aimé son passage sur les NIMBYSTES (Acronyme de l’expression « Not In My BackYard », qui signifie « pas dans mon arrière-cour ») qui est souvent utilisé par des esprits chagrins dans les commentaires du Blog quand des citoyens osent défendre leurs intérêts. Réflexion du professeur de sociologie :

” s’ils ne le font pas, qui le fera à leur place ?  “

On vous laisse découvrir la vidéo, passionnante :

Est ensuite venu le temps des témoignages :

  • Jacques Gratecos de l’ADIR sur le Foyer St Louis et le conseil de quartier (zone 30)
  • Marie-Laure Beaujean (Feuille du Läuch et Archi-Wiki) sur le Kayserguet
  • Jean-Daniel Braun (ADIR) sur le PPRT et la géothermie profonde
  • Pierre Ozenne et Joseph Chucri sur le tram à Koenigshoffen

Une belle brochette d’exemple, où l’on sent bien que les citoyens doivent être particulièrement tenaces pour avoir un strapontin à la table des projets qui pourtant les concernent (et qu’ils financent, ne l’oublions pas).

Outre les dossier du foyer St Louis, du PPRT et de la géothermie profonde, plus connu des Robertsauviens, l’association souhaitait élargir le périmètres des intervenants et des points de vue avec Marie-Laure Beaujeau sur le Kaysersguet ou Pierre Ozenne et Joseph Chucri sur le tram à Koenigshoffen.

La politique ne consiste pas à régler les problèmes, mais à faire taire ceux qui les posent !

Loin de faire une réunion passive, l’ADIR a mis les paroles en actes. Les personnes présentes étaient invitées à conclure leurs expressions par une proposition qui était aussitôt mise au vote. C’est ainsi qu’il y a eu beaucoup d’idées… Nul doute que la nouvelle adjointe, Chantal Cutajar, qui était présente ainsi que l’adjoint Éric Schultz, et la conseillère municipale Édith Peirotes ont su en prendre bonne note.

Il y avait : 

  • Agir avec les élus et les techniciens (pas de vote)
  • Ateliers de concertation : ne pas être informé des projets par les DNA et pouvoir bénéficier d’une écoute de la part des élus (pas de vote)
  • Donner la parole aux personnes opposées à l’avis des élus et des techniciens (pas de vote)
  • Informations transparentes et partagées par tous les citoyens, un débat sincère (pas de vote)
  • La politique ne consiste pas à régler les problèmes, mais à faire taire ceux qui les posent (Henri Queille)(OK)
  • Les élus doivent être absents des concertations (Non)
  • Adhérer aux associations pour avoir plus de poids sur les élus (OK)
  • Les élus doivent animer eux-mêmes les réunions publiques avec un animateur neutre et payé (OK)
  • Structurer la démocratie locale par le recours aux outils numériques, pour y associer en autres les jeunes générations (OK)
  • Faire un manifeste commun à plusieurs associations avec les points que l’on n’accepte pas (OK)
  • Garder la mémoire des actions au sein des associations (pas de vote)
  • Informer sur les lobbies – informer pour prendre du recul (pas de vote)
  • Fédérer les gens autour d’un projet global pour la Robertsau. La Robertsau doit rester le poumon vert de la ville.
  • Attribuer un budget aux habitants qui ont un projet qui est sélectionné. Les habitants le mettent en œuvre (OK)
  • Accès facilité aux informations de la ville (OK)

Pour l’ADIR, cette réunion est une première, mais pas une dernière. Elle compte bien donner suite à cette réflexion. Il y avait dans la salle, comme l’ont relevé les Dernières Nouvelles d’Alsace, beaucoup d’autres représentants d’associations de toute la ville.

Au terme de deux longues heures de discussion, Jacques Gratecos a conclu : « Nous ne sommes pas le problème, nous sommes peut-être la solution », plaidant pour une véritable co-production des projets, celle-ci impliquant idéalement les élus, les techniciens et les habitants.

L’ADIR est désormais présente sur les réseaux sociaux.

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