Exposition « Objets transmissionnels » au Lieu d’Europe

Exposition « Objets transmissionnels » au Lieu d’Europe

Le Lieu d’Europe propose une exposition « Objets transmissionnels » du mercredi jusqu’au 22 avril

 

Au pavillon vitré du Lieu d’Europe

Qu’est-ce qui peut bien relier un cintre cassé polonais, un petit avion, une nappe, une maison, une poupée qui ne fait que pleurer, un bloc de verre jaune, une cuillère aux insignes du Troisième Reich, une colonnette de pierre ou encore une pile de chapeaux?

Ce sont tous des objets transmis, reçus, récupérés et conservés par des personnes de deuxième ou de troisième génération après la Shoah ou par des enfants cachés. Et c’est avec un attachement particulier, une grande tendresse, et parfois une touche d’ambiguïté que ces personnes les ont faits leurs.

Chaque objet constitue une énigme qui lie son propriétaire au passé et contient toute une histoire, parfois toute une vie ou une famille disparue. Il révèle un lien trans-générationnel spécifique. Chaque histoire, si poignante et originale soit-elle, prête à sourire, à réfléchir et à s’émouvoir. Chaque photographie est le fruit, non seulement d’un « travail de mémoire » ou d’un « devoir de mémoire », mais bien d’un « besoin de mémoire »! Un témoignage fort contre l’oubli.

  • Michel BORZYKOWSKI est né à Genève de parents juifs polonais rescapés de la Shoah. Médecin généraliste désormais à la retraite, il se consacre à ses passions : la musique, la nature, l’apiculture, la photographie. Co-animateur du «Réseau 2G» qui réunit à Genève des personnes de deuxième et troisième générations après la Shoah, il s’est investi dans le projet « Objets transmissionnels » comme capteur de témoignages et d’images. 
  • Ilan LEW est chercheur en sociologie à l’Université de Genève et à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Ses recherches portent sur l’étude de violences collectives et sur la mémoire. Il est co-auteur du projet « Objets transmissionnels ».

Film-débat « Les ombres, un conte familial » Samedi le 21 avril à 17h00 suivi par un discussion avec la réalisatrice Leïla Férault-Levy.

Un conte familial, très personnel qui interroge les racines et pénètre dans les méandres des histoires familiales marquées par la guerre. L’oncle de Leïla naît en 1944 en Pologne, dans l’étable de paysans où se cachaient ses parents. Pour le sauver, son père le dépose sur le rebord d’une fenêtre, avant d’être abattu par les Allemands et jeté dans une fosse. Après la guerre, sa mère (grand-mère de Leïla) émigrée en France, négocie durement le retour de l’enfant avec la famille nourricière. Elle épouse un homme qu’elle dit être le père. L’enfant a grandi, et 46 ans plus tard, il érige un cénotaphe : un tombeau vide, sans corps, pour son père inconnu. Ce jour-là sa famille française et sa famille polonaise sont réunies, seule manque sa mère, qui refuse de retourner en Pologne. À travers cette pierre, Leïla Férault-Levy interroge les ombres, les traces et les répercussions du génocide sur les trois générations de la famille française et polonaise.

Récompensé par une Étoile de la Scam 2014, ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Entrée libre.

Mardi 17 avril 19h00: 2e génération après la Shoah

Rencontre«2e génération après la Shoah» Animé par Daniel Lemler et Michel Borzykowski, cette soirée présentera l’expérience du Réseau genevois de l’association « 2e génération après la Shoah ».

Mini-conférence « L’histoire de la mémoire collective suisse de la 2ème Guerre mondiale » Mercredi le 18 avril à 12h30

Dans le cadre de l’exposition « Objets transmissionnels ». Fabienne Regard aborde l’histoire de la mémoire collective suisse de la 2ème Guerre mondiale depuis 1945, à travers trois générations.

Fabienne Regard est historienne, docteur en sciences politiques et enseigne à l’Université Elie Wiesel à Paris.

Film-débat « Opa » : Dimanche le 15 avril à 16h30

Le film est suivi d’une discussion avec Tsipora Heymann, psychologue et petite fille du témoin, le réalisateur Simon Maller et le protagonist Edmond Richemond.

En 1942, Edmond Richemond a 13 ans lorsque sa mère est arrêtée pendant la rafle du Vél d’Hiv. Parvenu à s’échapper, il est recueilli par des voisins et confié plus tard à La Colonie Scolaire et aux EEIF qui le font passer en Suisse. Réfugié à Genève, il est transféré au centre de triage des Cropettes puis aux camps des Charmilles, de Varembé et de Champel. Jusqu’à la fin de la guerre, il travaille dans un hôtel de luxe de Crans Montana. Il retrouvera son frère et son père, tous deux survivants d’Auschwitz. Entrée libre.

 

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