[livre] Le fleuve avec un grand R de Martin Ott

[livre] Le fleuve avec un grand R de Martin Ott

Les éditions Robertsauvienne le Glaneur éditions viennent de publier un recueil, de photos et de poèmes, sur le fleuve Rhin de l’artiste Martin Ott.

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« Le fleuve avec un grand R » est un un recueil de poésies et de photographies de Martin Ott.
 

Convoquer les vertus de l’imaginaire pour mieux appréhender le quotidien est une façon parmi d’autres de définir ce recueil de poésies. Le fleuve avec un grand R transporte le lecteur sur les rives d’un fleuve, jamais nommé, en l’occurence le Rhin. Le dialogue entre textes et photographies transporte le lecteur hors du temps, vers un ailleurs sans frontières, ni limites.

Martin Ott nous fait découvrir le fleuve sous un regard singulier, celui d’un photographe et d’un poète qui surprendra par l’originalité de son approche.
Le livre explore une géographie qui relève de l’intime mais embarque aussi le lecteur dans un espace-temps qui lui est familier. Sans aller au bout du monde, c’est un voyage qui navigue entre le réel (la photographie) et l’imaginaire (la poésie). 
  
 
Martin Ott vit dans la vallée de la Bruche, au bord de la plaine rhénane et du massif vosgien. Il est aussi sculpteur et peintre.

“ Je ne suis pas né dans la plaine du Rhin. Mais encore gamin, en grimpant dans la forêt jusqu’au Mont Saint-Michel au-dessus de mon village natal, Saint-Jean Saverne, je pouvais laisser dériver mon regard jusqu’à la pointe de la Cathédrale et au-delà, vers les ombres de la Forêt-Noire.

Et là-bas, tout là-bas, me disait-on, il y a un grand fleuve qui sépare nos deux pays, un ailleurs où glissent des bateaux immenses, avec des poissons aussi grands qu’un homme. On y trouve même de l’or, qu’un dieu à dix mains fait porter par des nymphes nues qui chevauchent les rayons de lune, jusqu’à son château tapissé de cristaux.

La première fois que je l’ai traversé dans la 4L de mes parents, je devais avoir 5-6 ans. J’ai serré les fesses, fermé les yeux de peur d’apercevoir un monstre surgissant des profondeurs. Ma fable rhénane était née. J’y suis retourné régulièrement, de jour comme de nuit, pendant mes années strasbourgeoises, retrouver mes émotions, la profondeur de mes sentiments.

Puis j’ai déménagé dans la vallée de la Bruche, une rivière qui se coule dans le Rhin ; un hasard ? Un jour d’hiver, j’écoutais Schubert, Winterreise, avec au chant, Dietrich Fischer-Dieskau – baryton et Gérald Moore au piano.

J’ai sauté dans la voiture, une pulsion, un aimant. Il neigeait, ventait, direction les rives légendaires. Au retour, j’ai écrit le premier texte poétique ; ma fable rhénane larguait les amarres, commençait son voyage. Et j’y suis retourné, vers l’aval, l’amont, avec mon appareil photo et les mots qui naissaient de l’écoulement romantique
du Rhenus Superbus comme le nommaient les romains. Je ne l’ai jamais nommé, pour moi, c’est, Le Fleuve. ”

 

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Le livre (format à l’italienne 203/131 • 84 pages) est en vente au prix de 15 euros.
Il est disponible dès à présent  ou à commander dans (presque) toutes les librairies de l’Eurométropole ou d’ailleurs

ou directement chez l’éditeur via le bon de commande en téléchargement

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