La voiture n’est pas un atout pour le commerce de proximité

La voiture n’est pas un atout pour le commerce de proximité

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À la Robertsau, la rue Boecklin est un enfer pour les cyclistes. De nombreuses “vélorutions” ont demandé l’aménagement de pistes cyclables. Une demande toujours sans réponse de la part des élus.

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Il faut avoir les nerfs bien solides pour circuler en vélo rue Boecklin

Car une croyance veut que les commerçants aiment la voiture pour offrir la liberté à leurs clients de venir en toute liberté. Pourtant une étude de l’ADEME (1) affirme qu’au contraire, la voiture favorise leur disparition et que les transports doux – vélos et piétons – font les meilleurs clients des commerces de quartiers.


Rue Boecklin : la parole aux commerçants et aux… par blogrobertsau

Selon le Blog du Monde, vers un nouveau territoire, qui relaie l’information :

Environ 1300 personnes de six villes importantes – Lille, Dijon, Grenoble, Strasbourg, Salon-de-Provence et Nantes – ont été interrogées à la sortie de plusieurs commerces de centre-ville.

Les résultats montrent que les piétons, les cyclistes et les usagers de transports publics dépensent moins par achat que les automobilistes mais consomment plus par semaine puisqu’ils se rendent davantage dans les magasins de proximité. Un automobiliste va donc dépenser en moyenne 87% de moins qu’un piéton, 12% de moins qu’un cycliste et 3% de moins qu’un utilisateur des transports en commun.

En résumé, les modes actifs sont des clients fidèles qui n’achèteront pas énormément par achat mais qui n’hésiteront pas à revenir à plusieurs reprises. Beaucoup de commerçants sous-estiment le rôle central des clients se déplaçant autrement qu’en voiture individuelle. Pourtant, les piétons et les cyclistes font vivre les commerces des centres-ville en flânant, en animant les rues et en faisant des achats souvent plus ludiques et impulsifs.

Un argument supplémentaire pour la création d’un espace plus doux rue Boecklin, car le dynamisme et la sauvegarde du commerce à la Robertsau est également en jeu. Il est donc temps d’instaurer une zone bleue et une zone 30 pour apaiser la pression de la circulation.

Le jeu trouble de la CTS

Autre difficulté pour avoir enfin une rue Boecklin apaisée : la CTS. Cette rue est effectivement très fréquentée par de nombreuses lignes avec gros bus, et la difficulté d’y dessiner une piste cyclable vient certainement aussi de l’obligation de la CTS d’avoir un couloir large et sans obstacle.

Peut-être est-il temps d’envisager des véhicules plus petits, moins volumineux ?

On le voit, la demande de sécurité des cyclistes rejoint les intérêts des commerçants de la Robertsau. Il serait bon que ces derniers manifestent également leur désir d’avoir plus de clients en favorisant le stationnement des vélos, en mettant des arceaux ou mieux, en s’exprimant publiquement sur le sujet.

Un projet pour tous

Avoir une rue Boecklin apaisée est également bon pour les piétons qui ne souffriraient plus d’un conflit avec les cyclistes, et pourraient tranquillement faire leurs courses. Et si on va plus loin, un réaménagement de la rue pourrait s’accompagner, dans le cadre du Foyer St Louis et la place du Corps de Garde, d’un véritable centre.

[1] HERAN Frédéric & BRICHET Marie, Rapport final « Commerces de centre-ville et de proximité et modes non motorisés », publication ADEME, 2003.

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Après avoir rapidement éliminé toute velléité de participants qui souhaitaient débattre du cœur historique de la Robertsau et proposer la sauvegarde de bâtiments et d’espaces verts, les organisateurs ont concentré les débats sur la réorganisation de la circulation dans la rue Boecklin et l’amélioration de l’accès aux commerces.

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