Ouf, l’écologie, c’est fini !
Comme promis, notre nouvelle Municipalité a commencé à poser ses marqueurs en ville et dans notre quartier. Et le mot d’ordre, pour que tout le monde comprenne bien, semble être : l’écologie, ça suffit.
Ca a d’abord été le rallumage de l’éclairage nocturne dans les 30% du réseau viaire, qui avaient été éteints entre 1h et 5h.
Tant pis si cela coûte aux Strasbourgeois (il faut bien payer les kWh grillés pour éclairer nos voitures en stationnement), tant pis si cela ne rajoute rien à la sécurité publique (dixit les policiers eux-mêmes), tant pis si ça fait mourir les insectes pollinisateurs nocturnes (qui se croient en plein jour), tant pis si ça perturbe notre sommeil (qui a besoin de nuit sombre pour vraiment servir), tant pis tout ça, il fallait marquer symboliquement la fin du règne écologiste sur Strasbourg.
Puis, il y a eu le fauchage intempestif et brutal des herbes folles (pardon, des mauvaises herbes, doit-on dire désormais), le long de la voie de tramway qui traverse la Robertsau.
Les écolos avaient décalé cette fauche après le 15 juillet pour ne pas enrayer les floraisons, les butinages et les reproductions de tout ce que la nature fait grouiller dans ces herbes. Et qui, au bout de la chaine de la vie, nous sont gratuitement utiles à nous, pauvres humains.
Calembredaines dogmatiques que tout cela, nous souffle notre nouvel adjoint de quartier, qui, au mieux, ne s’est pas opposé à ces fauches, ou, au pire, les a demandées. Le résultat est à pleurer, devant ce paysage de désolation, vidé de toute vie, et, malheureuse coïncidence, surchauffé par la canicule inhabituellement précoce (tiens, mais pourquoi, précoce ?). Parce que, oui, la science a démontré moultes fois que plus la végétation est haute et foisonnante, plus elle rafraîchit son air ambiant et que c’est tout le contraire quand la végétation est ainsi ratiboisée. Mais la science n’a plus la cote, de nos jours.
Et ce n’est sans doute pas fini. On observera, dans les prochaines semaines et mois, les nouvelles reculades anti-écologiques de notre Municipalité. Dans le viseur, à coup sûr, certains des nombreux projets de rénovation énergétique de bâtiments publics (une petite dizaine à la Robertsau) ou encore les projets d’aménagement cyclable ou piéton, que le dogmatisme anti-bagnolard des écolos avait osé imaginer.
On avait observé, durant la campagne électorale, que l’écologie n’est plus en tête des préoccupations de nos concitoyens et cela s’est traduit dans les urnes, logiquement. Et cela se traduit dans les choix et les actes de la nouvelle équipe municipale, logiquement. Le problème, c’est que le désastre écologique (dérèglement climatique, extinction des vivants et empoisonnement universel), lui, continue de s’aggraver. Le mur avance et nous reculons.








