Apollonia présente son projet citoyen, naturel et artistique pour l’entrée sud de la Robertsau : Vivacité

Apollonia présente son projet citoyen, naturel et artistique pour l’entrée sud de la Robertsau : Vivacité

On le sait, le terrain laissé par les boulistes à l’entrée sud de la Robertsau est l’objet de toutes les convoitises. La turbulente association Apollonia qui y développe avec succès depuis presque deux ans de surprenantes expositions a décidé de frapper un grand coup en présentant un projet “citoyen, naturel et artistique”.

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On le sait, le terrain laissé par les boulistes à l’entrée sud de la Robertsau est l’objet de toutes les convoitises. La turbulente association Apollonia qui y développe avec succès depuis presque deux ans de surprenantes expositions a décidé de frapper un grand coup en présentant un projet “citoyen, naturel et artistique”.

Une première vue de ce que pourrait-être Vivacité – © Cabinet d’Architecture et d’Urbanisme Georges Heintz et Associés.  

Échaudés par les nombreux projets bétons comme ceux de LANA ou du Foyer St Louis, les Robertsauviens seront-ils prêts à écouter la proposition de l’Association Apollonia pour l’entrée de la Robertsau ? Il vrai qu’ils sont mis à rude épreuve, et même s’ils expriment leur opposition, et malgré une nouvelle nouvelle démocratie locale, ils ne sont que rarement entendus. 

Un équipement de loisir et de culture.

Fort de son expertise dans son jardin participatif, de sa connaissance sur les rapports de la cité et du citoyen, et il faut l’avouer, un grain de folie, Apollonia souhaite aménager l’entrée de la Robertsau avec : 

  • Un restaurant
  • Une douzaine de logements sociaux
  • Un “hôtel hybride” de 80 chambres
  • Un nouvel hall d’exposition
  • Une salle de danse
  • Un piano-bar
  • Un jardin participatif
  • Un parcours piéton actif
Le projet de parcours « vert », où se côtoient artistes et street workout, piétons flânant et cyclistes sportifs / Document Apollonia – Cabinet d’Architecture et d’Urbanisme  Georges Heintz et Associés.  

Pour Dimitri Konstantinidis, le directeur de l’association Apollonia : 

Le projet est né de la volonté de faire un aménagement de la cité avec les artistes. En commençant à travailler sur le jardin artistique, nous avons créé un nouvel outil innovant. Alors pourquoi se priver de rêver à cette Cité qui se concevra avec de la poésie, des créations artistiques et où chaque citoyen trouverait sa place et le plaisir d’y vivre ?

Il s’agit d’une expérimentation, grâce à laquelle la ville, ses citoyens, ses entreprises seraient fiers et au sein de laquelle le sens de la vie citoyenne reprendra ses droits. Son potentiel d’insertion est réaliste, presque à portée de mains c’est la promesse de Vivacity, une autre façon d’envisager l’urbanisme.

Le projet de parcours « vert », où se côtoient artistes et street workout, piétons flânant et cyclistes sportifs / Document Apollonia – Cabinet d’Architecture et d’Urbanisme  Georges Heintz et Associés.  

L’art et la méthode

Un projet principalement artistique, mais aussi une méthode pour associer les institutions de la Robertsau, comme le Lieu d’Europe, le centre socio-culturel l’Ecale… et les Robertsauviens. Un travail déjà largement entamé depuis son arrivée à l’entrée de la Robertsau et dont on peut voir les résultats avec l’actuelle exposition Vivacité

Pour lier le tout, Apollonia prévoit un parcours “vert” pour piétons et cyclistes dont l’énergie nécessaire à l’éclairage sera apporté par la force du mouvement des usagers.

Le jardin participatif d’Apollonia, une bouffée d’air à l’entrée de la Robertsau, restera public

25 millions apportés par des investisseurs

Côté financement, Apollonia prévoit un budget de 25 millions apporté par des investisseurs supervisés par KS Groupe à qui l’on doit l’aménagement des Haras, la pagode vietnamienne de la Robertsau ou encore l’Institut Hôspitalo-Universitaire de Strasbourg. 

C’est un nouveau modèle économique. Le monde associatif subit le retrait des subventions publiques. Notre objectif est de devenir totalement autonome.  En tout cas, ce projet ne coute pas un centime à la collectivité strasbourgeoise. 

Un projet soutenu par la ville sauf…

Roland Ries est venu à la Robertsau en juillet dernier accompagné par pas moins de 4 adjoints, Nicole Dreyer, Syamak Agha Babaei, Alain Jund et Alain Fontanel. L’association lui a présenté par le menu son projet qu’il a, semble-t-il; adoubé en y mettant 3 conditions : qu’il soit innovant, respectiueux de l’environnement et équilibré économiquement. 

Mais certains n’ont pas mis une croix sur l’envie d’avoir un “marqueur social” à l’entrée de la Robertsau et n’ont toujours pas abandonné le projet de construction d’Habitation Moderne de plus de 80 logements sociaux. Aussi tentent-ils de faire de la résistance au  sein de l’administration de la place de l’Étoile. 

Contacté, Alain Fontanel n’a pas répondu à nos questions. 

Une récente réunion a semble-t-il relancé le projet qu’Apollonia présentera officiellement vendredi 25 mai au café Culturel de l’Escale animé par Jean Chuberre

Apollonia pense pouvoir terminer rapidement ses “échanges techniques” avec la ville de Strasbourg et pouvoir déposer un permis de construire en 2019. 

Une vue depuis la salle d’exposition – Document Apollonia – Cabinet d’Architecture et d’Urbanisme Georges Heintz et Associés.  

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