[Retrobertsau] Le drôle de visuel de l’enquête publique du Tram E en 2005
En retrouvant les visuels de l’enquête publique pour le tram E de 2005, des visuels nous ont fait, comment dire… sourire.
On commence à avoir dans notre besace (numérique ou pas), beaucoup d’archives de l’histoire récente de la Robertsau. De temps en temps, nous faisons un peu de rangement et de classement et nous sommes tombés sur le dossier de l’enquête publique de la première ligne de tram E du Wacken jusqu’à la Robertsau en 2005/2006.
Alors, le dossier de présentation de ce projet paraitrait aujourd’hui anémique par rapport à celui du (feu hélas) Tram Nord. Mais on peut quand même y déceler quelques pépites. Voici ci-dessous la présentation de l’arrivée du Tram E à la Robertsau, station Boecklin Avant-Après.
On vous parle d’une époque où l’informatique ne connaissait pas l’IA, et pour réaliser des visuels de présentation des futures réalisations les urbanistes utilisaient des logiciels antédiluviens comme les premières versions de Photoshop CS1 ou 2 (la CS2 permettait de mettre à l’échelle et de transformer des images ou des vecteurs de manière non destructive sans perdre en qualité).
Si on vous parle d’informatique, c’est que l’on pourrait s’amuser à jouer aux jeux des différences et les auteurs de ce visuel n’y sont pas allés de main morte.

Mais où est la contre-allée ?
Dans l’ancien aménagement, les véhicules venant de l’allée René Cassin épousaient la courbure de la clôture de la Cour européenne des Droits de l’Homme. Dans le visuel « Après », c’est une belle contre-allée assez large et particulièrement ombragée avec de magnifiques arbres… C’est assez amusant, car quand on y passe, on ne retrouve pas cette belle piste piétonne et cyclable.
D’ailleurs, ce qui frappe c’est que la végétation est particulièrement luxuriante ! Un peu trop même. On veut bien croire que la Robertsau est une terre où tout peut pousser, mais quand même… regardez en haut à droite, la taille de l’arbre. On ne voit pas le tronc, mais il doit pousser sur le parking du Conseil de l’Europe, ou peut-être carrément sur la route qui sait ? Mais vous avez vu sa taille ? Plus haut qu’un séquoia géant de Californie !
Regardez à présent le parc de ce qui était à l’époque la villa Guth et qui va devenir le « flamboyant » lieu d’Europe. On se croirait dans la forêt tropicale guyanaise ! On ne veut pas faire de mauvais esprit (pas le genre de la maison) mais c’était certainement pour cacher le fait que le tracé allait balafrer le parc à son arrêt / Terminus Boecklin.
Bon, on va dire que cela fait partie de l’époque où le rapport à la réalité dans les projections de réalisation n’était pas des plus rigoureux. Mais voilà, cela nous a fait « sourire ».
Les photos des travaux à l’époque
Voici deux photos des travaux de l’époque, et vous pouvez y distinguer comme il se doit la forêt luxuriante.







