Open bar pour les voitures au parc Pourtalès
Désormais, les fournisseurs et clients de l’hôtel du Pourtalès peuvent aussi sortir par la rue Kempf, après avoir traversé tout le parc public. Quand la nouvelle Municipalité cède au bagnolisme.
Jusqu’à peu, les véhicules des personnels, des fournisseurs et des clients de l’hôtel-restaurant du château de Pourtalès y accédaient par l’unique accès côté Mélanie. Cela permettait de préserver le reste du parc Pourtalès, qui est un parc public, de ces flux automobiles, au bénéfice de ses nombreux promeneurs.
Désormais, ces mêmes véhicules motorisés peuvent traverser ce parc public et sortir par Bussierre, vers la rue Kempf.
On nous rétorquera sûrement que c’est à cause des importants travaux du réseau de chaleur, chemin du Beulenwoerth et rue Mélanie, que cette nouvelle sortie automobile du parc Pourtalès a été aménagée. Oui, bien sûr.
Mais alors, une fois ces travaux achevés, il faudra démonter la barrière avec digicode qui a été installée à la sortie du parc vers Bussierre, au frais de qui ? Nous verrons bien, mais, au blog, on est méfiant depuis le changement de Municipalité et on se dit que cette concession aux hôteliers de Pourtalès n’a rien de temporaire.

Nous faisons le désespérant pari que les nombreux promeneurs du parc Pourtalès devront désormais s’accoutumer à éviter les véhicules des fournisseurs et des clients de l’hôtel, lors de leur promenade et à en humer les effluves. Le parc n’est plus sanctuarisé.
Peut-être cette innovation robertsauvienne fera-t-elle florès et pourrons-nous accéder en voiture au plus près du Buerehiesel, des manèges et glaciers ou du Pavillon Joséphine, dans le parc de l’Orangerie ?
Quoique bénéficiant de l’écrin de nature de ce parc public et de la proximité de la forêt, réserve naturelle, les hôteliers de Pourtalès ne peuvent pas être soupçonnés d’écologisme. Ils sont là pour commercer, pas pour protéger l’environnement. Ils nous avaient déjà fait tiquer, l’année dernière, lorsqu’ils ont cru bon d’imperméabiliser leurs parkings privés, avec un asphalte qui n’a rien de drainant.

On avait eu un premier signal de cette poussée automobiliste avec la relégation, au fin fond du parking Mélanie, de la moitié des arceaux à vélos que les écologistes avaient installés à proximité de l’entrée Mélanie du parc.
On imagine combien cette installation, au prix d’une dizaine de places de stationnement sur la centaine que compte ce parking, avait dû être perçue comme offensante par les idéologues de l’automobilisme : il fallait agir et c’est ce à quoi notre nouvel adjoint de quartier s’est attelé avec zèle.


Le doute n’est hélas plus permis, l’automobilisme est de retour à Strasbourg, cette idéologie tenace et néfaste qui fait primer la voiture sur les autres modes de déplacement. Les automobilistes sortent de six années de cauchemar à Strasbourg, dont la nouvelle équipe municipale va enfin les tirer.





