Au premier janvier 2018, le stationnement payant à Strasbourg va changer de statut. Et le contrôle sera confié à une société filiale du Crédit Agricole.

Sur le site de la Ville de Strasbourg, on peut lire : 

« La loi a conféré aux villes un pouvoir nouveau en matière de stationnement payant sur voirie : fixation des tarifs, surveillance, contrôle, recouvrement. Strasbourg s’est fixé pour objectif d’optimiser le stationnement afin :

  • de favoriser la rotation des véhicules et de permettre ainsi aux automobilistes de trouver une place plus vite 
  • de mettre en place une nouvelle organisation pour améliorer le contrôle et limiter la fraude

Le paiement du stationnement devient une redevance d’occupation du domaine public et le PV devient un forfait de post-stationnement. Il est maintenu à 17 € pour les usagers qui paieront dans un délai de 3 jours mais se monte à 35 € pour ceux qui régleront après ce délai.  »

Capture d’écran du site Internet de la Ville de Strasbourg

Une réforme que Thierry Roos conteste. Dans une tribune publiée par les Dernières Nouvelles d’Alsace le 18 décembre dernier et intitulée Mobilité, citoyenneté et éco-responsabilité, il indique : 

Le 1er  janvier 2018, le stationnement pour les voitures va connaître de nouvelles mesures coercitives, votées en conseil municipal par la majorité au mois de septembre. Ces nouvelles mesures prévoient que la Ville délègue à un prestataire – Indigo – la gestion du paiement du stationnement et des amendes indexées à la nouvelle réglementation. Ces prélèvements seront reversés à la Ville, le délégataire n’étant qu’un intermédiaire entre celle-ci et l’usager.

et de préciser : 

Le montant demandé pour l’occupation de l’espace public est désormais à la discrétion de la Ville, l’État se retirant des arbitrages. Le stationnement sera limité à 5 heures maximum et pour 35 euros, le dernier quart d’heure faisant office de surtaxe déguisée. L’amende pénale nationale de 17 € est remplacée par un forfait post-stationnement dont le montant passera à 35 € s’il n’est pas réglé dans les trois jours. C’est un nouveau mode de prélèvement qui, sous couvert d’une politique de transition énergétique, stigmatise le stationnement et remplit les caisses vides de la Ville.

Une pétition et déjà plus de 2000 signatures

Thierry Roos vient de lancer sur Change.org une pétition qui a déjà recueilli à ce jour plus de 2000 signatures. Il n’y va pas de main morte, puisque elle a pour titre : Le racket du stationnement strasbourgeois

Voici le texte de la pétition : 

Au premier Janvier 2018, à Strasbourg, le stationnement en surface va être confié à la société Indigo. La durée de stationnement sera limitée entre 3 et 5 heures selon la zone. Pour les résidents, l’abonnement de la première voiture sera inchangé. Après accord, le stationnement de la deuxième voiture sera de 11 euros par jour ouvrable. Pour les professionnels, quelques dérogations seront accordées ; artisans, métiers de la bouche, et certaines professions médicales au tarif de 11 euros par jour ouvrable. Pour tous les autres salariés non titulaires, ils devront pratiquer le tarif-horaire : en zone verte, il sera limité à 5 heures au tarif de 35 euros, renouvelés toutes les 5 heures (ramené à 17 euros si l’amende est payée dans les 72 heures). Pour rappel, le tarif journalier était de 3 euros en zone verte, passe à 11 euros pour certains privilégiés et à 70 euros pour les autres. Jamais de telles augmentations n’ont été pratiquées à Strasbourg, aucune information à la population n’a été délivrée.

Par cette pétition nous demandons au Maire de la ville de Strasbourg de sursoir à ces nouveaux tarifs prohibitifs et de préserver ce qui a été mis en place au mois de Juillet jusqu’à ce que des parkings en ouvrage et autres moyens de compensations permettent la mise en œuvre d’une telle politique. 

Le manque de concertation et de communication vers les Strasbourgeois est inacceptable également.

Sur Change.org

Sur le site de la Ville de Strasbourg 

Sur 20minutes.fr