Dernier conseil municipal de Roland Ries : Strasbourg libérée, délivrée…

Dernier conseil municipal de Roland Ries : Strasbourg libérée, délivrée…

Celui qui avait promis de ne faire qu’un mandat va présider le dernier conseil municipal de son… deuxième mandat. La joie de voir enfin le départ du bétonneur en chef de la Robertsau sera atténuée car il nous offre un dernier cadeau : du béton !

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On a repéré 4 points qui concernent la Robertsau pour ce dernier conseil municipal de l’ère Roland Ries. 

Point 13 : Viva Cité et Apollonia

L’association Apollonia avait fait sensation à la Robertsau avec l’exposition urbaine Viva Cité. Cette fois il s’agit de créer sur l’espace public une œuvre de l’artiste ELPARO  en mode participatif, avec le soutien logistique d’Apollonia, conformément aux projets qui suivent la démarche du Parc naturel urbain de Strasbourg. Elle devrait être installée à l’entrée de la Robertsau en 2020. 

Point 19 : Le foyer St Louis toujours en loucedé

On appelle ça la méthode Fontanel (100 % Strasbourg / 0% démocratie locale ou la ville malheureuse), au hasard du point 19 intitulé sobrement.

On y voit avancer le funeste projet sur le foyer St Louis. Nous noterons avec beaucoup d’attention ceux qui auront le courage de voter contre.

Mise en place d’une servitude de passage rue Docteur Maurice Freysz à Strasbourg Robertsau. Par délibération en date du 29 avril 2019, le Conseil Municipal de la ville de Strasbourg a approuvé l’acquisition de la parcelle cadastrée section BI n°16 de 3.10 ares sis rue Docteur Maurice Freysz à Strasbourg Robertsau auprès de la Paroisse Catholique de la Robertsau et à proximité du Foyer Saint louis.

Cette acquisition a pour objectif de réaliser un pôle de service afin de regrouper sur un même site, la mairie de quartier, la direction de territoire de la Robertsau, le bureau de l’adjoint(e) de quartier ainsi qu’une salle de réunion modulable d’usage partagé. L’accès au Foyer Saint louis, par les services de secours, s’effectue notamment par la parcelle acquise par la ville de Strasbourg. De plus, en cas de besoin, il est nécessaire de permettre la réalisation de travaux éventuels du Foyer Saint louis le long de la ligne séparatrice de propriété. Aussi, afin de maintenir cet accès, il est proposé que les parties constituent une servitude réelle et perpétuelle de passage ainsi qu’une servitude de tour d’échelle.

Il est proposé au Conseil Municipal d’approuver la constitution de ces deux servitudes.

C’est surtout l’enterrement de première classe du souhait des habitants d’aménager le centre historique de la Robertsau. Un naufrage de la démocratie locale malgré les nombreuses propositions des Robertsauviens, et une désillusion (une de plus) pour ceux qui avaient fondé de vrais espoirs dans l’atelier sur la centralité dont plus personne n’entend parler. Un naufrage on vous dit…

Point 30 : Vente du restaurant Jeanne d’Arc

Nous avions déjà évoqué l’appel d’offre sur le Blog de la Robertsau en mai 2019, la ville avait lancé un appel à projets pour la réhabilitation et l’exploitation de l’ancien restaurant Jeanne d’Arc. Il y avait deux projets en lice, et la commission présidée par Philippe Bies a choisi de vendre l’ancien restaurant Jeanne d’Arc : 

Il est ressorti de l’examen des offres négociées que l’offre présentée par MM. SCHRENCK Eric et URFER Christian au prix proposé de deux cent quatre-vingt mille euros (280 000 EUR) a obtenu la meilleure note, après analyse pondérée au regard des trois critères de la consultation. (…) La mise en concurrence ayant eu des résultats corrects en termes d’attractivité (en particulier concernant le nombre de visites préalables), il est donc proposé d’entériner la vente du volume AB de l’immeuble sis 4 quai Ernest Bevin à Strasbourg Wacken, et la parcelle de terrain attenante située à l’avant, moyennant le prix principal de 280 000 € hors frais d’acte, de travaux et taxes diverses éventuelles dus par l’acquéreur.

Pourtant Eric Gay, le candidat éconduit vient de déposer une “Plainte pour favoritisme pour le futur restaurant face au Parlement” (voir l’article de Rue89 Strasbourg – abonnés).

« Au départ, Éric Schrenk et son associé proposaient 110 000 euros pour le rachat et moi 250 000 euros. Puis la Ville de Strasbourg nous a demandé de revoir notre offre. Ce n’est pas possible qu’ils soient arrivés à la même offre que moi sans fuite d’information… »

Dans sa plainte auprès du procureur de Strasbourg, Érik Gay estime « qu’une information confidentielle de mon dossier a été communiquée au projet concurrent afin de lui permettre de modifier son offre quelques minutes avant la clôture définitive des dépôts d’offres. »

Le projet de vente ne fait d’ailleurs pas l’unanimité. Rue89 Strasbourg rappelle que le conseiller municipale écologiste Pierre Ozenne souhaitait maintenir ce bâtiment dans le patrimoine de Strasbourg : 

« L’emphythéose aurait permis de s’assurer que ce lieu reste accessible à toutes et tous, et non seulement à un segment réduit des usagers d’Archipel et ce dans un cadre unique, devant les institutions européennes et quasiment aux pieds de l’eau. Rester accessible aux habitants, aux associations sportives grâce à des coûts acceptables. Une vente sèche n’offrira aucune garantie sur ce point. »

Il serait sage de reporter ce point si on veut clarifier ce dossier. Mais la sagesse a-t-elle déjà fait une halte au conseil municipal de Strasbourg ? 

En haut le projet retenu par la Ville, en bas celui d’Eric Gay / © DR

Point 33 : Vente de la ferme “rose”… et hop du béton !

Et pour finir en beauté ce magnifique mandat, il fallait bien l’arroser avec du béton. La ferme “rose” sera vendue au profit d’Ophéa (ex Cus-Habitat) qui souhaite y construire 13 logements : 

L’offre d’achat formulée par OPHEA a été présentée à la Commission patrimoine qui s’est réunie le 18 juillet 2019. L’offre du bailleur est motivée par un projet de réalisation de résidence sociale conventionnée PLAI (Prêt Locatif Aidé d’Intégration) et PLUS (Prêt Locatif à Usage Social). L’étude de faisabilité transmise en appui de son offre préconise une opération de treize logements avec la typologie suivante, pour une surface de plancher (SDP) évaluée à 975 m².

Et zou encore du béton. Roland Ries et son adjointe offrent un dernier “cadeau” à la Robertsau. 

Bon, après ce dernier conseil, nous pourrons enfin chanter : 

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