Les illustres femmes de la Robertsau : Mélanie de Pourtalès

Les illustres femmes de la Robertsau : Mélanie de Pourtalès

Lors de notre article collaboratif du 8 mars en l’honneur de la “journée internationale des droits des femmes”, nous, plumes féminines du Blog, avons souhaité l’évoquer à notre guise. Nous vous avions promis de parler des femmes qui se sont illustrées dans notre quartier… Aujourd’hui nous mettons sur le devant de la scène, la figure féminine légendaire de la Robertsau, la Comtesse Mélanie De Pourtalès.

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Dans notre article collaboratif du 8 mars dernier paru à l’occasion de la “journée internationale des droits des femmes”, nous, plumes féminines du Blog, avions décidé après un long débat, de parler des femmes qui ont honoré et qui honorent encore notre quartier.

Il y  en a tant, elles ont ainsi souvent œuvré dans l’ombre, mais nous avons choisi de distinguer particuièrement :

Notre chère et légendaire “Mélanie de Pourtalès” sans laquelle la Robertsau ne serait certainement pas ce qu’elle est aujourd’hui… Un quartier riche en histoire ! Grande Dame par excellence, belle, élégante et brillante, et dotée d’une rare bienveillance et d’un exceptionnel talent d’entrepreneuse pour l’époque.

Mélanie de Pourtalès

Wikipédia / Portait acheté par un membre de la famille (https://www.robertsau.eu/melanie-de-pourtales-ne-reviendra-pas-a-la-robertsau/)

Incarnation de l’élégance et de l’air du grand monde durant le Second Empire et les débuts de la Troisième République, Louise Sophie Mélanie Renouard de Bussierre, plus connue sous son nom de femme mariée « comtesse » Edmond de Pourtalès (26 mars 1836 – 5 mai 1914), issue d’une vieille famille alsacienne de banque (les Franck) épouse Edmond de Pourtalès-Gorgier, fils du comte James-Alexandre de Pourtalès (1776-1855), célèbre collectionneur, d’une famille de financiers suisses originaires de Neuchâtel.

Le comte de Castellane-Novejean, dit Boni de Castellane,  dandy et homme politique français,((1867 – 1932) la décrit ainsi :

« La comtesse Edmond de Pourtalès, d’une durable beauté, une des femmes les plus brillantes de son temps, régnait véritablement sur Paris. Elle avait été très en vue sous l’Empire. Son intimité avec la princesse de Metternich reste légendaire. Personne n’était plus bienveillant. Le nom de Mélanie évoquait pour tous la poudre de riz, l’élégance et le parfum de la violette. Les fantaisies de sa vie dégageaient une atmosphère d’affection qui s’ajoutait à l’admiration qu’elle inspirait. Les rois et les empereurs, les milliardaires et les hommes d’État, les artistes et les savants, formaient autour d’elle un cénacle où l’on se taisait pour l’entendre raconter avec esprit d’aimables histoires. »

“Femme” elle l’était et s’est ainsi illustrée, familière de la cour de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie, elle  préconise l’abandon des robes à traîne pour des robes courtes. Elle refuse toutefois la place de dame d’honneur que lui propose l’impératrice pour mieux se consacrer à l’éducation de ses cinq enfants.

Seule propriétaire du château de Pourtalès à la Robertsau, après le décès de son père, Alfred Renouard de Bussière, en 18871, elle y reçoit beaucoup et le fait très profondément transformer, de 1887 à 1902 avec notamment l’adjonction d’un nouveau corps de bâtiment de style Louis XV accolé à l’aile droite du château, une tourelle en 1907  pour y loger  une vaste bibliothèque.

Le parc à l’anglaise est le théâtre de plusieurs représentations et au château de Pourtalès se retrouvent des noms illustres venus de toute l’Europe (Histoire du château de Pourtalès). Protestante, et  fidèle à l’église de la Robertsau, elle offre deux vitraux à cette paroisse. Elle eut cinq enfants (Jacques, Paul, Hubert, Elisabeth et Agnès).

Veuve depuis 1895, la comtesse meurt en 1914, son enterrement est suivi par une foule immense et est enterrée au cimetière Saint-Louis de la Robertsau. (Source)

La Robertsau est toute empreinte de sa “comtesse”, et de nombreux lieux nous rappellent à son souvenir. Une rue à son nom (la rue Mélanie qui mène bien symboliquement de l’église protestante au château), le château tout récemment réaménagé en hôtel et inauguré le 16 janvier (accueillant séminaires, évènements et spectacles qui fait la fierté de Mireille Schmitt la Directrice) et ses jardins, parc de 25 ha. (le plus grand parc de la ville, qui nous a tant charmés lors du magnifique reportage- photos de Virginie) bien évidemment, témoins prestigieux de l’histoire.

Vous pourrez bien-sur en savoir plus sur Mélanie de Pourtales en lisant le livre que lui a consacré Robert Grossmann ou dans les bonnes pages de Ma Robertsau du même auteur. 

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