Pfersdorff – Le Tallec : Le divorce du binôme

Pfersdorff – Le Tallec : Le divorce du binôme

Avec vous, pour vous… mais pas ensemble ! Le binôme Yves Le Tallec et Françoise Pfersdorff était finalement un mariage arrangé… Dans le canton 4 de Strasbourg, l’amour (politique) dure à peine 6 mois.

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Difficile de travailler ensemble pour les deux conseillers départementaux

De temps en temps le Blog de la Robertsau est prophète en son pays ! Dans notre papier du 21 janvier dernier “Départementales 2015 : on ne pouvait pas faire pire” nous disions à l’époque que tous “les ingrédients d’un naufrage sont réunis”.

Nous pointions le fait que les nouveaux conseillers départementaux avaient le même territoire de compétence, mais pouvaient être indépendants l’un de l’autre. De fait, sur ce nouveau canton, il y a deux élus UMP qui ont des visions et des méthodes de travail qui semblent incompatibles.

Alors que la loi voulait avoir de plus grands cantons, finalement, près de 6 mois après leur élection, le canton est à nouveau virtuellement séparé en deux. En cause, la mésentente entre Françoise Pfersdorff  et Yves Le Tallec qui redessinent à leur manière le canton.

C’est même le président du nouveau Conseil Départemental, Frédéric Bierry qui a dû intervenir en personne et prononcer un jugement pour éviter la crise : à Yves Le Tallec la Robertsau, à Françoise Pfersdorff le Tivoli, les Contades… !

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Infographie BDLR sur une base de carte du CUEJ

De l’énergie à revendre.

La nouvelle conseillère départementale commençait à faire sérieusement de l’ombre  au vieux loup de mer. On nous rapportait régulièrement des compliments sur son efficacité et sa réactivité.  Françoise Pfersdorff était joignable, efficace et présente. Nous l’avons d’ailleurs constaté au Blog de la Robertsau : les quelques fois où nous l’avions contactée, nous avions une réponse dans la journée. Du jamais vu dans ce canton.

Du coup, il y avait le feu au lac pour Yves Le Tallec. Face à l’énergie de sa collègue, il risquait de perdre la main, pire, d’être ringardisé.

Les pantoufles de l’habitude

Yves Le Tallec a-t-il trop vite remis les pantoufles de l’habitude de ses anciens mandats ? A-t-il vraiment compris que la candidate du binôme aurait les mêmes prérogatives que lui ? Ils ont une approche de l’action politique totalement différente, et cela a dû faire des étincelles.

Sur le dossier du foyer St Louis par exemple, on sent Françoise Pfersdorff plus proche des arguments du collectif “Un cœur pour la Robertsau” que le très prudent Yves Le Tallec. Il pense avant tout à préserver sa base électorale, au mépris de l’intérêt général, quitte à faire une sérieuse entorse à ses convictions, notamment sur la densification à outrance de la Robertsau.

Comment d’un côté critiquer les hausses d’impôts de la Ville de Strasbourg tout en demandant à la même collectivité de préempter le foyer St Louis et d’y faire les travaux : une addition de plus 4 millions d’euros ?

Le non-respect du sens de la loi ?

Ce partage du canton pose la question du non-respect du sens de la loi. Comment deux collègues qui sont dans le même groupe politique au Conseil Départemental peuvent-ils ne pas s’entendre pour travailler ensemble ?

Les deux conseillers départementaux ont la pleine compétence pour représenter l’ensemble des habitants de ce nouveau grand canton. Peut-on s’arranger avec la loi en fonction des humeurs ? Il nous semble que non.

Mais ce cas aurait dû être prévu par le législateur, preuve que cette réforme n’a pas été assez travaillée. On nous a signalé que le canton 4 de Strasbourg ne serait d’ailleurs pas le seul concerné dans le Bas-Rhin.

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