Foyer St Louis : Yves Le Tallec contre la destruction !

Foyer St Louis : Yves Le Tallec contre la destruction !

Mieux vaut tard que jamais, le Conseiller Départemental vient enfin de prendre une position claire et nette sur le foyer St Louis : “Sa destruction programmée ne peut me satisfaire.” À la veille de la manifestation organisée par le collectif “Un cœur pour la Robertsau“, le Conseiller Départemental Yves Le Tallec, qui tentait de ménager la chèvre…

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Mieux vaut tard que jamais, le Conseiller Départemental vient enfin de prendre une position claire et nette sur le foyer St Louis : “Sa destruction programmée ne peut me satisfaire.”

yvesletallec

À la veille de la manifestation organisée par le collectif “Un cœur pour la Robertsau“, le Conseiller Départemental Yves Le Tallec, qui tentait de ménager la chèvre et le chou, vient enfin de prendre une position claire.  Face à la mobilisation qui monte pour tenter de sauver le centre de la Robertsau, la parole du successeur de Robert Grossmann manquait cruellement à l’appel.

Contrairement à Françoise Pfersdorff qui a rapidement pris une position claire (voir l’article ” Je suis une Robertsauvienne“.

Mais ne boudons pas notre plaisir, s’il y met les formes pour que chacun puisse y trouver son compte, son propos est clair : “Il ne peut pas se satisfaire de la destruction du Foyer St Louis, et reproche à la ville de ne pas avoir joué son rôle. ”

Dans son texte il commet deux erreurs. Tout d’abord, le Foyer St Louis n’est pas vétuste, sinon pourquoi la Paroisse le louerait-elle encore ? C’est sa mise aux normes et son entretien qu’elle ne veut plus assurer. Enfin, il s’agit bien d’une affaire publique comme l’a confirmé la CADA lors de l’interpellation du collectif.

Voici son texte  : 

“Comme chaque habitant de la Robertsau, je suis attaché au Foyer Saint-Louis dans lequel se sont déroulés d’innombrables événements, heureux ou malheureux, mais qui ont tous contribué à construire l’histoire si particulière de notre canton.

Sa destruction programmée ne peut donc me satisfaire, comme elle ne satisfait personne…
Face à une situation de blocage qui voit s’affronter deux camps (..) j’ai toujours souhaité garder une hauteur de vue qui me permette de maintenir le dialogue avec chacune des parties concernées.

Dès le départ, j’ai estimé qu’il s’agissait d’une transaction foncière et immobilière entre deux parties privées. Un vendeur, la Paroisse, disposait d’un bien immobilier plutôt vétuste, qu’il n’avait pas les moyens d’entretenir et de remettre aux normes. Un acheteur, promoteur immobilier, qui se propose de racheter le bien pour y construire un immeuble et apporter des liquidités au vendeur qui peut alors construire un nouvel équipement moderne et fonctionnel quelques dizaines de mètres plus loin…

Cette transaction (…) privait effectivement la communauté robertsauvienne d’un bien « partagé » dans un endroit stratégique.

La double faute de la Ville

C’est à ce moment que la seule personne publique en capacité d’influencer ce dossier, la Ville de Strasbourg a commis une double faute.

La première est un péché par omission : en ne proposant pas d’acheter le Foyer Saint-Louis pour en faire un équipement public municipal, elle n’a pas joué son rôle en termes d’aménagement du quartier.
La seconde est un péché par action : en modifiant le POS pour rendre constructible le terrain attenant au Foyer Saint-Louis, la Municipalité validait de facto le projet et empêchait toute négociation entre les deux parties opposées.

C’est bien cette double faute qui a conduit à la situation actuelle qui divise profondément la population robertsauvienne depuis plusieurs mois et qui va la diviser pour longtemps encore au regard des multiples recours judiciaires qui vont sans nul doute être engagés.

Nous avons besoin d’apaisement et de dialogue sur ce sujet comme sur bien d’autres… Nous devons nous réunir pour construire et non pas nous diviser pour détruire…

Le roi des Tartares à la rescousse

Dans un échange avec le Roi des Tartares, en 1260, le Roi Saint-Louis écrivait : « «C’est une bonne chose que la paix ; car en terre de paix ceux qui vont à quatre pieds mangent l’herbe paisiblement ; et ceux qui vont à deux, labourent la terre [dont les biens viennent] paisiblement.»

Yves Le Tallec

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