Exposition Apollonia : Germain Roesz, Traversées

Exposition Apollonia : Germain Roesz, Traversées

L’espace Apollonia vous propose l’exposition “Traversées” des œuvres de Germain Roesz du 15 septembre au 4 novembre 2021

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C’est une œuvre qui commence à la fin des années 70 en considérant la grande abstraction américaine, la peinture analytique chère à Bernard Lamarche Vadel, quelques amis de Supports Surfaces (ou de cette galaxie) comme Pincemin ou Max Charvolen. Elle inclut aussi la tradition rhénane avec Schongauer, Grünewald et Witz.

Le travail de peinture se fait donc en considérant l’histoire de l’art qui déborde les époques, comme une expérience qui enrichit constamment la réflexion, qui la nourrit par de nombreuses considérations théoriques, qui l’associe aux combats pour la peinture et qui rencontre alors Christian Bonnefoi, Anne Tastemin, Bertrand Vivin, Monique Friedman et tant d’autres. Sans oublier la poésie que pratique le peintre et qui se décline en plus de trente ouvrages.

L’œuvre est composée de peintures, d’objets, de sculptures, d’installations, de gravures, et prend parfois la forme de performances.

L’exposition ne se veut aucunement rétrospective. Elle cherche simplement à resituer quelques moments qui– des quasi monochromes (séries blanches) de la fin des années 70, aux séries des vanités, des fleuves (qui engagent lentement, sûrement et opiniâtrement une plongée dans la couleur et dans la géométrie) – témoignent de ce monde observé, connu et inconnu qui s’étend constamment et que l’artiste appelle Raum.

L’exposition montre donc quelques aspects du développement de l’œuvre, de ce territoire énorme, et s’appuiera plus précisément sur les 5 dernières années de création. Elle montre ce qu’on doit appeler une rupture et une continuité, avec des formes récurrentes, des objets qui enjambent un temps long et revendiqué.

Il est important de lire Germain Roesz qui a consigné tout au long de son existence de peintre et de poète ce qui l’anime, le provoque, l’engage, le conduit sur un chemin exigeant :

« Penser avec la peinture. Etre pensé par la peinture. Pas de ligne droite pour avancer, juste des volumes en expansion. Une idée de l’art qui augmente le réel et la vie. La volonté de faire surgir du sens non encore là. Parvenir à la lumière. Fracasser l’obscurité du monde. L’ensemble est géométrique et organique et mathématique et disparate et hétérogène et cru et harmonieux et beau et haut et bas et grand et petit et monumental et avec tout ce qui manque ». 2019. G.R.

« Une question taraude, c’est l’origine en nous, et c’est donc aussi l’origine du poème, je veux dire sa genèse, ce lieu/moment de son apparition, de sa reconnaissance. Cet espace où se prononce ce qui est reconnu comme poème. Et donc comme poésie. Mais ne s’agit-il pas toujours de cela ? Nous ne savons rien de cet instant. Il se révèle. » G.R. in où va la poésie, éd. Vibrations, 2021.   

« Mot à l’origine, mot image, image, image de mots. L’ensemble de mon travail artistique se fonde sur cette évidence. Le geste dansait le mot, le mot donnait le geste. La couleur éclairait le mot. Le mot parlait la couleur. Aujourd’hui, c’est une conjugaison des deux, sans fusion pour que se voie, se lie, se lise la langue de la peinture et celle de la poésie. Les mots aussi donnent à voir l’espace, ils forment aussi l’espace. Il y a des distances et des souffles puis des proximités entre les mots. (À propos d’un  souffle tremble, œuvre de 2007) »

Germain ROESZ, 2020

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