Lieu d'Europe : rétropédalage de la Ville

Lieu d'Europe : rétropédalage de la Ville

Il faut savoir rendre à César ce qui appartient à César (Reddite quad sunt Caesaris). Nous avons la chance d’avoir à la Robertsau une lanceuse d’alerte pour la préservation du patrimoine : Marie-Laure Beaujean  ! Et son action a été diablement efficace. Avec son courriel d’alerte, Marie-Laure Beaujean a permis de révéler ce qui se…

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Il faut savoir rendre à César ce qui appartient à César (Reddite quad sunt Caesaris). Nous avons la chance d’avoir à la Robertsau une lanceuse d’alerte pour la préservation du patrimoine : Marie-Laure Beaujean  ! Et son action a été diablement efficace.

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Marie-Laure Beaujean / Photo EJ / BDLR

Avec son courriel d’alerte, Marie-Laure Beaujean a permis de révéler ce qui se passait derrière les grilles du Kaysersguet. S’en est suivie une prise de conscience de tous les acteurs de la vie publique de la Robertsau. Tous ? Non, car une adjointe de quartier continue, mordicus, de croire que tous ces braves gens ne comprennent rien à rien.

Cela n’a pas empêché 5 associations de déposer lundi un recours gracieux pour demander l’annulation du permis de démolir PD 67 482 V 0034.

La situation a dû être jugée assez grave à la mairie pour justifier l’organisation d’une conférence de presse en urgence avec Nawel Rafik-Elmrini, adjointe en charge du Lieu d’Europe, entourée de ladite adjointe du quartier, de Frédéric Thommen, directeur de la construction et du patrimoine bâti et de Christophe Bosch, directeur de proximité de la Robertsau.

Avec au menu un magnifique rétropédalage : Non, la serre ne sera pas détruite mais simplement démontée pour être remontée plus tard (quand ?)… Les destructions ? C’est la faute à pas de chance, au grès… (on se demande pourquoi on a choisi de construire la cathédrale de Strasbourg en grès…) et aux méchants opposants politiques qui profitent lâchement de la campagne électorale pour dire du mal de nous.

Le message n’a pas encore dû bien passer car dans la presse aujourd’hui, les journalistes ironisent.

Dans les Dernières Nouvelles d’Alsace, sous la plume de Myriam Ait-Sidhoum :

Une confusion sémantique est à l’origine du malentendu, explique justement sur ce sujet – et un peu tardivement – la Ville de Strasbourg. Par démolition donc, assure Nawel Rafik-Elmrini, il faut entendre « démontage en vue du stockage et du remontage »

L'article des DNA du 23 janvier 2014
L’article des DNA du 23 janvier 2014

 Sur Rue89 Strasbourg, sous le clavier de Pierre France :

Aaaaaah, voilà. Tout le monde avait donc mal compris et la situation de ce patrimoine en déshérence tout à coup sous les projecteurs n’a jamais été menacée par la municipalité. (…)  Voilà que même les petits oiseaux qui profitent du calme des lieux, et que les deux élues sont allées écouter à cinq heures du matin, sont à leur tour victimes de querelles politiciennes.

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L’article de Rue89 Strasbourg du 22 janvier 2014 signé Pierre France

Bon, l’essentiel est que l’on porte enfin une attention digne au patrimoine du Kaysersguet et que l’on suspende la démolition de la serre.

Cette affaire démontre également que les outils de “démocratie locale” mis en place ne fonctionnent pas. Quand un conseil de quartier valide dans son petit coin la démolition de la serre et que la mobilisation citoyenne l’en empêche, on peut émettre de sérieux doutes sur la représentativité et la pertinence de cette instance.

Voir également :

Lieu d’Europe : navigation à vue et travaux de bourrins

 

 

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