[On a testé] Archipel : le restaurant qui ne peut que progresser ? 

[On a testé] Archipel : le restaurant qui ne peut que progresser ? 

C’est « the place to be ». À tel point qu’il est difficile de trouver une place. Nous avons testé le nouveau restaurant Archipel au Wacken.

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Niché au 9e étage boulevard de Dresde au-dessus de l’hôtel (AC Hotel by Marriott Strasbourg) le nouveau restaurant Archipel fait la « Une » à Strasbourg et de nombreux sites en ont parlé. Conséquence, il n’est pas facile d’avoir une réservation du premier coup. Tant mieux pour l’établissement. 

Il faut dire qu’il ne manque pas d’arguments. Sa situation au 9e étage du nouveau bâtiment du quartier d’affaires vous offre une magnifique vue sur Strasbourg. Son architecture et sa décoration interpellent. Bonus : Il est facilement accessible en tram ou à vélo. 

Dans sa présentation, le restaurant nous promet : 

L’Archipel vous fera découvrir l’effervescence du quartier des affaires de Strasbourg à travers un voyage culinaire exceptionnel. Vous pourrez ainsi goûter au mélange subtil entre la cuisine française servie au restaurant et les inspirations mondiales proposées au bar, dans un esprit d’échange et de partage.

Alors qu’en est-il ? La promesse du voyage extraordinaire est-elle tenue ? 

Vous l’avez peut-être remarqué, nous ne disons jamais de mal des restaurants sur le Blog de la Robertsau. Parce que c’est souvent très subjectif et puis que c’est un métier qui nécessite un tel engagement que nous respectons. Alors quand on n’aime pas, on n’en parle pas. 

Mais alors, pourquoi faire une exception aujourd’hui ? Car oui, on a été déçu. Tout d’abord, parce qu’il y a un gap entre la communication du lieu et la réalité (une sélection de plats savoureux –  concoctés avec soin – gastronomie – cuisine française revisitée avec des produits nobles sublimés, travaillés) et que les prix demandés ne sont pas anodins.

Le restaurant est très lumineux. Si vous venez pour la vue, privilégiez une visite en journée. Car si vous venez diner le soir, la vue sur Strasbourg sera modeste puisque seules quelques tables ont ce privilège, le reste est plutôt orienté vers la maison de la région et le terrain en devenir d’Archipel 2. De toute façon, l’éclairage fait que les vitres sont « lumineuse » et que la vue extérieure sera modeste. Rien de grave, mais ne venez pas que la vue !

Pour profiter de la vue, il faut aller sur la terrasse !
Une belle vue sur le PMC, France 3 Alsace et au loin la cathédrale.

À propos de lumière, il n’y a pas de d’éclairage direct sur vos tables, il n’y a que des « boules » au plafond. Résultat, une lumière très diffuse et trop douce. On n’est pas dans la pénombre, mais suffisamment pour allumer les lampes torches de nos portables pour lire confortablement le menu. 

Côté décoration, c’est une affaire de goût et on vous laisse juge, mais deux choix nous interpellent : l’absence de nappes sur table qui donne un côté brouillon et les vitraux semi-transparents avec vue magnifique sur… le vestiaire ! 

Avant de parler de la cuisine, un point important : le service. Clairement, et on est gentil en disant cela : il ne peut que s’améliorer. En arrivant à l’étage, une personne particulièrement concentrée sur son ordinateur qui ne nous calcule pas. On attend, et c’est finalement nos amis, déjà présents dans la salle qui nous a fait signe d’entrer. On a eu l’impression que la personne qui nous servait était totalement stressée au point que nous avons dû insister pour commander les apéritifs et les boissons. Évidemment pas d’au revoir en partant. Dommage. 

Repas : un grand air sans la chanson

Un adage dit que s’il y a trop de description dans le plat, il faut dresser l’oreille… On est clairement dans ce cas là. Sur la photo, le velouté crécy au gingembre, œuf parfait, finger toast Pata Negra, le suprême de volaille d’Alsace, citron yuzu, coriandre fraîche, salade de mâche, le saumon gravlax cuit à 47°, pickles gel de betteraves et le cabillaud en mosaïque à l’hibiscus de chez Equaterra, dashi, huile de sésame.

Tout cela est un peu pompeux. Les portions sont particulièrement légères, et feraient presque penser à une mise en bouche. Seul le velouté s’en sort, contrairement au suprême de volaille particulièrement ridicule vu le prix (14 €) mangé en 3 bouchés. 

le velouté crécy au gingembre, œuf parfait, finger toast Pata Negra, le suprême de volaille d’Alsace, citron yuzu, coriandre fraîche, salade de mâche, le saumon gravlax cuit à 47°, pickles gel de betteraves et le cabillaud en mosaïque à l’hibiscus de chez Equaterra, dashi, huile de sésame. Puis mignon de veau, crème de morilles, quenelles de fromage blanc, légumes d’hiver, un filet de dorade royale au beurre blanc, caviar Arënkha, poireaux braisés, pommes bouchons au safran d’ici et un persillé de bœuf « Chuck Flap », sauce poivre de chez Equaterra, gratin de pommes de terre, légumes de saison.

Ensuite nous avons pris un mignon de veau, crème de morilles, quenelles de fromage blanc, légumes d’hiver, un filet de dorade royale au beurre blanc, caviar Arënkha, poireaux braisés, pommes bouchons au safran d’ici et un persillé de bœuf « Chuck Flap », sauce poivre de chez Equaterra, gratin de pommes de terre, légumes de saison. Ce n’est pas mauvais, mais rien d’exceptionnel, surtout dans le contexte expliqué plus haut. 

Belle surprise en revanche pour les vins. Ils sont d’ailleurs joliment présentés dans une tour à vin du plus bel effet au centre du restaurant. C’était clairement un point positif de la soirée.* 

On n’était pas dans l’ambiance pour se lâcher sur les desserts. Seul un courageux a tenté d’essayer avec le palet vanille et agrumes qui se sont avérés excellents. Savoureux et léger. Parfait pour finir un repas. 

le palet vanille et agrumes — Photo BDLR

Vous l’aurez compris, être un gastro, cela ne se décrète pas et il y a encore du chemin à faire pour Archipel. Vous avez aimé ? Laissez-nous votre avis en commentaire ! 

Notons, que l’une des amies du Blog de la Robertsau était à la soirée du Nouvel An, et qu’elle y a passée une très belle soirée et tout en appréciant les plats proposés à cette occasion. Elle partage en revanche notre remarque sur le service qui n’est pas au point. 

Huîtres en gelée de champagne, caviar calvisius —Noix de St Jacques rôties, bisque de langoustine au lait de coco et combawa, potimarron confit, pak choi aux sesames —Consomme de poule, foie gras de canard, morilles farcies mousse d’amandes torretiees Filet de Turbo, émulsion au yuzu, yuzu confit, huile verveine/ chayote, betterave en chips —Noisette de biche, jus à l’ail noir, patate douce, chutney de cranberry, mini carottes —Quand le Yuzu et le citron s’associent. Le menu du Nouvel An. 

Il y a au 10e étage du bâtiment un bar où l’on propose des boissons à la carte accompagnées de « Finger food » des huitres ou des tapas. La spécialité de l’AC Marriot est les gin-tonics*. Bonne nouvelle, le quartier a enfin un bar où sortir le soir ! 

* à consommer avec modération évidemment. Le plus drôle c’est que l’un des convives a commandé un Gin-tonic en apéritif, on ne lui a bien évidemment pas proposé la fameuse sélection qui fait la réputation des bars AC Marriot. 

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Restaurant L’ARCHIPEL
4 boulevard de Dresde 67000 Strasbourg

Ouvert du Lundi au Dimanche – 12h – 14h – 19h – 21h30
Bar Archipel ouvert de 17h – 1h30

Sur le Web : 

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