Apollonia : Nicole Dreyer a-t-elle dépassé les bornes ?

Apollonia : Nicole Dreyer a-t-elle dépassé les bornes ?

Le débat autour de l’aménagement de l’entrée de la Robertsau, suite à l’intervention de Thierry Roos au conseil municipal de Strasbourg,  a suscité beaucoup de réactions. Certainement à court d’arguments, l’adjointe de quartier a pointé “la non conformité” de l’espace Apollonia. Nous publions la réponse du président de l’association Jean-Yves Bainier.

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Le jardin d’Apollonia que l’adjointe veut bétonner

Le président d’Apollonia, Jean-Yves Bainier, répond à l’intervention fallacieuse et diffamatoire de Mme Nicole Dreyer lors de la réunion du conseil municipal du 25 mars 2019. 

Lors de la réunion du conseil municipal du 25 mars 2019  Monsieur Thierry Roos, conseiller municipal, interpellait de sa propre initiative, le maire de Strasbourg sur le projet d’Apollonia situé à l’entrée de la Robertsau. Sans rapport avec le sujet abordé, Mme Nicole Dreyer, adjointe en charge du quartier de la Robertsau est intervenue en termes que nous qualifions de calomnieux et diffamatoires à l’encontre d’Apollonia. 

Mme Dreyer s’adresse à notre association pour la mettre en accusation au motif que le local d’Apollonia n’a pas obtenu de permis de construire et n’a pas fait l’objet d’un passage de la commission de sécurité. Mme l’Adjointe sait que le permis de construire ainsi que l’autorisation ERP ne peuvent être déposés que par le propriétaire, le locataire, c’est-à-dire, Apollonia n’étant pas  habilité à procéder à une telle demande. Mme l’Adjointe doit également savoir que, depuis peu de temps, la demande d’ERP est indissociable de la demande et de l’instruction du permis de construction. 

Par conséquent, d’une manière volontaire Mme Dreyer a voulu par son intervention:
1. Déstabiliser et perturber le débat avec un point qui n’avait strictement rien à voir avec le sujet
2. Jeter le discrédit et diffamer notre association.

Mais reprenons l’historique de cette affaire. En effet, après l’incendie qui a endommagé l’espace la propriétaire, avec notre collaboration, a mandaté une maitrise d’ouvrage pour préparer et instruire le permis de reconstruction. Ce permis a été déposé en 2017. 

  • Le 22 novembre 2017, les services compétents de la ville demandent un ensemble d’éléments supplémentaires considérant que notre dossier était incomplet. La propriétaire a répondu immédiatement et envoyé les documents demandés le 13 décembre 2017. Le plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) faisait bien entendu partie de ces documents. 
  • Le 5 avril 2018, la ville prend la décision de rejeter le permis de construire. La propriétaire du lieu a fermement contesté ce rejet par courrier daté du 11 avril 2018, étant donné que le dossier avait été envoyé à temps avec tous les documents (lettre à l’appui). 
  • Le 3 juillet 2018, la ville de Strasbourg nous permet de déposer un nouveau permis. 
  • Le propriétaire accepte de présenter une nouvelle demande de permis et, avec l’aide d’Apollonia, un nouveau cabinet d’architecte a été mandaté fin 2018 pour préparer et instruire ce nouveau permis et le volet ERP. 
  • Le représentant de ce cabinet a rencontré les responsables de la police du bâtiment en janvier 2019 et le service concerné les a informés qu’il fallait, de manière incompréhensible à nos yeux, reprendre le permis à zéro ! Néanmoins nous sommes en train de répondre à cette demande et transmettrons une nouvelle fois ce dossier dans les plus brefs délais, permettant ainsi son instruction par les services compétents de la ville. 

Tous les courriers, toutes les lettres recommandées, tous les échanges mails ainsi que tous les dossiers sont à la disposition de tous. 

Lors de son intervention, Mme l’Adjointe, montrant une « grande connaissance » du monde culturel, a cru pouvoir affirmer qu’aucune structure culturelle associative ou institutionnelle à Strasbourg n’était en mesure d’accueillir le public sans l’habilitation ERP ou sans avoir consulté la commission de sécurité, signifiant ainsi qu’Apollonia était la seule structure dans cette situation ! 

Madame l’adjointe est-elle en capacité de nous présenter les autorisations de ces nombreuses structures culturelles strasbourgeoises ? Devons-nous rappeler, à titre d’exemple significatif, l’avis de la commission de sécurité à l’égard du théâtre municipal place Broglie qui accueille entre autres les productions de l’Opéra du Rhin ? 

Nous constatons en conséquence que cette contre-vérité émise par Madame Dreyer contribue à mettre en lumière   la situation difficile dans laquelle se trouvent aujourd’hui la grande majorité des structures culturelles à Strasbourg qui reçoivent du public, par rapport aux normes ERP. Nous en profitons par ailleurs pour lancer un appel à Monsieur Alain Fontanel, premier adjoint au maire, chargé de la culture, que nous savons sensible à ces questions, pour proposer la prise en charge par la ville après étude de chaque dossier, des frais afférents à la mise en conformité de toutes ces structures. 

Enfin nous voulons rappeler que le projet défendu par notre association et sur lequel nous reviendrons très prochainement, fait l’objet de l’avis clairement enthousiaste de nombre d’habitants et associations de la Robertsau ainsi que de la ville entière. Madame Dreyer, adjointe au maire en charge de ce quartier avait défendu un autre projet urbanistique sur l’emplacement du jardin participatif d’Apollonia. Son intervention au conseil municipal trahirait-elle sa déception et pourrait-elle expliquer la charge sévère qu’elle a prononcée à notre égard ?

Jean-Yves BAINIER
Président d’Apollonia            Strasbourg 29 mars 2019

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