Béton
À la veille des élections municipales, le président de l'ADIR n'y va pas par quatre chemins : Strasbourg, et particulièrement la Robertsau, est devenue Bétonville et son urbanisation échappe totalement aux élus, laissée au mains des technocrates (quoiqu'on en connait qui cumulent les deux statuts).
Ça n'arrête pas, le moindre terrain sera urbanisé par le béton. Dernier projet en date, au bout du chemin du Gollenfeld : 18 logements.
C'est le jack-pot du promoteur... le projet porté par une filiale de Promogim entre la rue Médiane et la rue du Docteur François est juste monstrueux. Voici les plans issus du permis de construire.
On vous en parlait déjà le 11 juillet dernier, la percée du tram est une aubaine pour les promoteurs. Rue Médiane, ça va piquer, 4 bâtiments, 52 logements !
Les projets immobiliers le long du tram E fleurissent. La percée du tram libère mécaniquement des terrains qui se trouvent accessibles et attirent donc les promoteurs qui ne s'en privent pas. Un nouveau permis a été déposé rue des frères Stoeffler.
Maintenant que le tram est lancé, les promoteurs peuvent tranquillement racheter les terrains qui le bordent pour réaliser de belles opérations.
À la question pourquoi prolonger le tram E s'il y a déjà la ligne B et le bus 6 en parallèle... on répond béton. Faire une percée pour plus de constructions, c'est la finalité du tram E.
C'est pas peu dire que les élus strasbourgeois bétonneurs étaient dans leurs petits souliers lundi lors de la présentation citoyenne pour la sauvegarde de la ceinture verte au conseil municipal de Strasbourg. Zona vient de marquer un sacré point.
Pour passer les filtres du sonotone municipale, il en faut de l'énergie. Ça tombe bien, Denis Matter, président de l'association Zona - Ceinture verte, en a à revendre. Et ce qu'il va dire lundi 24 juin en fin de conseil municipal risque de ne pas faire plaisir aux bétonneurs.
Comme une bête que l'on traine à l'abattoir et qui résiste à son exécution, le cœur de la Robertsau a tenté jusqu'au bout d'échapper à sa mort. Même avec une erreur dans le libellé de la délibération puis un problème de quorum, le centre de la Robertsau a été marié de force au béton. On achève bien la Robertsau.
La ville de Strasbourg appelle cela des "dents creuses" ou la densification latente. Des maisons ou de petits espaces sont remplacés par des collectifs, c'est le cas rue de la Thur avec le projet 6Nergy du promoteur Bartholdi.
Deuxième volet de notre série "Semaine du béton" sur l'entrée de la Robertsau. Alors que le projet "Le jardin d'Apollonia" semblait plutôt bien parti, on a appris au détour d'une interpellation au conseil municipal du 25 mars que le béton n'avait pas dit son dernier mot.
La fin de mandat de Roland Ries ressemble à une mauvaise fin de règne. Les Robertsauviens qui ont eu l'outrecuidance de résister à la bétonisation à outrance en seront pour leurs frais... les bétonneuses sont lâchées !
Lundi au conseil municipal de Strasbourg la ville propose d'autoriser les ventes des terrains de la cour du foyer St Louis (nous y reviendrons). Voici la tribune du collectif du cœur de la Robertsau.



